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Fiche des professeurs

Nicolas Derome

Professeur adjoint

Coordonnées :
Bureau : 1155, Pav. C.-E. Marchand
Téléphone : (418) 656-7726
Télécopieur : (418) 656-2043
Courriel : nicolas.derome@bio.ulaval.ca

Formation universitaire et qualification professionnelle :
Post-doctorat, Université Laval, Quebec, Canada.
Ph.D., Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), France.

Membre de la Chaire de recherche du Canada en Génomique et Conservation des Ressources Aquatiques

Domaines de recherche :

Génomique fonctionnelle, évolution moléculaire, génétique des populations, phylogénie, outils bioinformatiques.

Programmes de recherche :

Projets en cours :

Les microorganismes représentent une biomasse gigantesque et jouent un rôle majeur dans la stabilité des écosystèmes. Si le séquençage à haut débit d’échantillons d’ADN environnementaux a révélé l’existence de communautés microbiennes extrêmement complexes et diversifiées, en identifiant notamment de nouvelles «espèces» ou phylotypes, de nouveaux gènes et même des voies métaboliques inconnues, notre connaissance des processus évolutifs qui structurent et maintiennent la diversité de ces communautés est encore balbutiante. À l’heure où le réchauffement global accélère la détérioration de nombreux écosystèmes, il apparaît crucial d’élucider les mécanismes d’adaptation de ces organismes et leurs impacts sur la stabilité des écosystèmes. Deux questions fondamentales se posent :

 

  1. Comment la sélection naturelle et les échanges génétiques façonnent-ils l’émergence de nouvelles «espèces» écologiques (ou écotypes) ?
  2. Comment celles-ci s’insèrent-elles et interagissent-elles avec les autres espèces de la communauté microbienne ?

 

Ces questions sont majeures car elles remettent en question l’application du  concept fondamental de la théorie de l’évolution Darwinienne, l’espèce.

  • Impacts d’une perturbation environnementale récente sur la dynamique et la structure de la diversité taxonomique de la communauté   microbienne. Ce projet s’inscrit dans un de mes programmes de recherche dont l’objectif à long terme est de prédire et d’expliquer la réponse des communautés de microorganismes aux pressions de sélection dans des contextes de changements environnementaux naturels.

  • Réponse du transcriptome de communautés microbiennes confrontées à une perturbation environnementale récente : identification des gènes impliqués dans l’adaptation de ces communautés. Ce projet s’inscrit dans un de mes programmes de recherche dont l’objectif à long terme est de prédire et d’expliquer la réponse des communautés de microorganismes aux pressions de sélection dans des contextes de changements environnementaux naturels. Depuis plus d’un milliard d’année, l’évolution des organismes multicellulaires se déroule dans un monde très largement dominé par les micro-organismes.

Si les Métazoaires (Animaux) ont pu évoluer pour occuper différents habitats et niches écologiques dans notre biosphère, c’est parce qu’ils ont forgé des alliances stratégiques avec des communautés de micro-organismes colonisant leurs surfaces corporelles. Les métagénomes de ces communautés microbiennes résidentes, ou microbiomes, codent pour des traits qui sont absents du génome de leur hôte. Ainsi, les relations mutualistes à l’intérieur de ces communautés microbiennes résidentes d’une part et avec leur hôte, d’autre part, confèrent au « super organisme » résultant un avantage adaptatif. Bien que ces interactions microbe-Métazoaire soient locales (peau, tractus digestif), elles ont par leur fonction des répercussions sur l’ensemble de la physiologie de l’organisme (résistance aux pathogènes, efficacité énergétique, masse corporelle, anatomie des organes digestifs, détoxication des xénobiotiques). C’est pourquoi la coévolution entre les hôtes et leurs microbiomes a un impact tout à fait majeur sur la biologie des macro organismes.

  • Développement de nouvelles stratégies de prévention et de résistance aux infections opportunistes chez l’Omble de fontaine (Salvelinus fontinalis). L’objectif fondamental est de caractériser les interactions fonctionnelles microbes-hôte entre la communauté microbienne du mucus cutané des poissons. Application à l’aquaculture : en se basant sur (i) la sélection de traits liés à la résistance aux infections opportunistes et (ii) une connaissance précise des interactions entre les différentes espèces des communautés bactériennes mises en cause, nous serons en mesure de sélectionner des probiotiques naturels, spécifiques de l’Omble de fontaine, afin de fournir des alternatives durables de contrôle des maladies. Ce projet s’inscrit dans le programme de recherche « Bases génétiques et physiologiques des performances aquicoles de croissance, de reproduction et de résistance aux infections opportunistes chez l'omble de fontaine (Salvelinus fontinalis) ». Collaboration avec L. Bernatchez (IBIS) et Céline Audet (UQAR). À court terme, ces connaissances permettront d’améliorer les processus de sélection en identifiant des marqueurs moléculaires et/ou des gènes associés aux traits fonctionnels, et d’optimiser la gestion sanitaire des élevages. À plus long terme, l'identification des interactions génétiques sous-jacentes à l’expression de traits fonctionnels améliorera notre compréhension des relations génotype-phénotype, voie future du développement de stratégies d’intervention génétique en aquaculture.

  • Caractérisation génomique de pathogènes associés à l’abeille domestique (Apis mellifera) et à son parasite acarien (Varroa destructor) dans les ruchers du Québec. Collaboration avec Pierre Giovenazzo (CRSAD). Le parasite V. destructor étant porteur de virus pathogènes des abeilles domestiques, nous testons si ces acariens sont vecteurs de la propagation virale dans les colonies. Nos objectifs spécifiques sont (i) d’identifier génétiquement les pathogènes viraux présents sur les abeilles ainsi que sur les varroas et de décrire l’évolution temporelle de ces virus par PCR quantitative dans les colonies avec et sans traitement contre la varroase, (ii) d’effectuer une étude épidémiologique des principaux pathogènes présents dans les grandes régions apicoles du Québec.

Publications :
  • Bastide E, Cazemajor M, Ogereau D, Derome N, Hospital F and C Montchamp-Moreau. (2011). "Fast Rise and Fall of Selfish Sex-Ratio X Chromosomes in Drosophila simulans: Spatio-Temporal Analysis of Phenotypic and Molecular Data", Mol. Biol. Evol. in press.,  
  • Sauvage C, Renaut S, Normandeau E, Derome N, Bernatchez L. (2011). "Investigating the role of natural selection on coding sequence evolution in salmonids through NGS data mining", Mol. Biol. Evol. in press.,  
  • Sauvage C, Derome N, Normandeau E, St-Cyr J, Audet C, Bernatchez L. (2010). "Fast Transcriptional Responses to Domestication in the Brook Charr Salvelinus fontinalis.", Genetics 185: 105-112,  
  • Renaut S, Nolte AW, Rogers SM, Derome N, Bernatchez L. (2010). "Gradients of ecological speciation, SNP signature of selection on standing genetic variation, and association with adaptive phenotypes in lake whitefish species pairs (Coregonus spp.)", Mol. Ecol. 20: 545-549.,  
  • Bernatchez L, Renaut S, Whiteley AR, Campbell D, Derome N, Jeukens J, Landry L, Lu G, Nolte AW, Østbye K , Rogers SM, St-Cyr J. (2010). "On the origin of species: Insights from the ecological genomics of whitefish.", Philosophical Transactions of the Royal Society of London, B. Biol. Sci. 365: 1783-1800,  
Liste complète des publications

Cours d'automne

BIO-2003 : Biologie moléculaire

Cours d'hiver

BIF-3002 : Statistiques génétiques : concepts et analyse.



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