13 mai 2020

Sur les traces de la buse, du faucon et du harfang

Chacun de ces oiseaux de proie utilise à sa façon la fonte des neiges pour ajuster sa migration printanière vers l'Arctique.

Photo: Bert de Tilly

Les oiseaux de proie qui nichent en Arctique ont intérêt à arriver le plus tôt possible sur les aires de reproduction pour profiter de la très courte période dont ils disposent pour pondre leurs œufs et élever leurs petits. Par contre, s'ils se pointent trop tôt, que la neige recouvre encore les sites de nidification et que leurs proies ne sont pas arrivées, les conséquences pour leur reproduction et leur survie peuvent être désastreuses. Une étude internationale publiée dans Scientific Reports par Gilles Gauthier, du Département de biologie et du Centre d'études nordiques, et par ses collaborateurs explique comment la buse pattue, le faucon pèlerin et le harfang des neiges ont solutionné, chacun à leur façon, ce dilemme.

En raison de la faible abondance de ces trois espèces et de l'immensité des régions où elles nichent, il a fallu un effort concerté de chercheurs du Canada, de la Russie, des États-Unis, de la Norvège et de l'Allemagne pour étudier cette question. La mise en commun de données récoltées entre 2001 et 2018 a permis de réunir quelque 245 000 relevés satellites – Argos ou GPS – décrivant la position géographique de 98 harfangs, 112 buses pattues et 15 faucons pèlerins pendant leurs migrations printanières vers l'Arctique.

Les chercheurs ont croisé chacun des relevés avec des données satellites décrivant la couverture de neige qu'on trouvait au même moment en ce point précis. Premier constat: aucune des trois espèces ne recherche ni n'évite les secteurs enneigés pendant la migration. Second constat: elles utilisent différemment l'abondance de neige pour synchroniser leur arrivée sur les aires de nidification.

Pour connaître tous les détails, nous vous invitons à consulter l'article sur ULaval nouvelles.