26 mai 2021

Un atlas mondial pour sauvegarder les migrations des ongulés sauvages

Les travaux du professeur Steeve Côté sur le caribou mis à contribution dans ce projet international.

Des gnous bleus en déplacement dans une plaine africaine. Photo: Munir Virani

La pandémie de COVID-19 a entravé nos déplacements pendant la dernière année, mais d'ici peu cette sédentarité forcée sera du passé pour nous. Les ongulés migrateurs n'ont pas cette chance. Depuis plusieurs décennies, les obstacles érigés par l'activité humaine se multiplient sur les routes qu'ils empruntent pour transiter entre les habitats saisonniers essentiels à leur survie. Au point où certaines routes migratoires sont disparues et d'autres sont menacées de subir le même sort.

Dans l'espoir de favoriser une prise de conscience du problème et un revirement de la situation, un regroupement de 92 chercheurs de 25 pays vient de lancer le projet international Global Initiative for Ungulate Migration. «L'idée est de mettre en commun des données de suivi d'ongulés migrateurs et de réaliser une cartographie détaillée de leurs déplacements et de leurs corridors migratoires. L'atlas qui en résultera permettra aux gestionnaires du territoire d'identifier les menaces actuelles et futures aux migrations de ces espèces et d'adopter des mesures pour assurer la pérennité de ces routes migratoires», explique l'un des chercheurs associés à ce projet, Steeve Côté, du Département de biologie et du Centre d'études nordiques de l'Université Laval.

Les 10 espèces qui se retrouveront dans la première version de cet atlas sont l'éléphant d'Afrique, le caribou, la gazelle, le guanaco, l'hémione, le cerf mulet, l'orignal, le cob de Buffon, le gnou bleu et le zèbre. «D'autres espèces, notamment le cerf de Virginie, s'ajouteront par la suite, précise le professeur Côté. Éventuellement, on souhaite y inclure tous les ongulés migrateurs de la planète.» Les détails du projet sont présentés dans un article du magazine Science.

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