12 février 2020

Vers des milieux plus inclusifs

Sentinelle Nord consacre une après-midi de conférences et de tables rondes sur la place des femmes en sciences et en génie.

Martine Lizotte, diplômée d’un doctorat en océanographie, est la preuve qu’on peut conjuguer brillante carrière scientifique et vie de maman. Il n’empêche qu’elle a dû surmonter des défis pour se tailler une place dans ce milieu exigeant et hautement compétitif. «Mon parcours a été marqué par deux événements: la maternité et la parentalité en solo. Même si je n’ai jamais vécu de préjugés défavorables, j’ai constaté un manque de ressources. De plus, le milieu des sciences et du génie est marqué par un défi systémique lié à la méritocratie. Pour atteindre un idéal scientifique, on doit se dévouer purement à sa carrière, ce qui entre en conflit direct avec la maternité et les réalités domestiques.»

Depuis le début de sa carrière, cette professionnelle de recherche a participé à une vingtaine de campagnes océanographiques, totalisant plus de 20 mois en mer et en régions éloignées. À tout cela s’ajoutent de nombreux séjours à l’étranger pour assister à des congrès et des événements scientifiques. «L’enjeu de mobilité est grand dans le milieu de la recherche. Si on veut avoir une vie équilibrée qui favorise la mise en place de conditions d’harmonisation entre famille et travail, il faut pouvoir compter sur un réseau d’entraide, mais aussi faire des choix déchirants.»

Le 11 février, à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, Martine Lizotte prenait part à l’événement «Femmes en sciences et génie: vers des milieux plus inclusifs». L’initiative, organisée par Sentinelle Nord avec la collaboration de partenaires, a réuni des expertes et des experts des milieux universitaire et professionnel. Les discussions étaient animées par la journaliste Sophie-Andrée Blondin, à la barre de l’émission Les années lumière à Radio-Canada. L’objectif: réfléchir aux obstacles vécues par les femmes en sciences et en génie et aux pratiques à mettre en place pour instaurer des milieux plus inclusifs. Le tout s’est déroulé sous la présidence d’honneur de la rectrice Sophie D’Amours. 

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